DONNER (1/2)

Nous sommes partis avec trois objectifs.

Aujourd’hui je les relis, et je me rend compte qu’il en manque un. Pas que nous n’y ayons pas pensé, non. Pas que ce soit pas dans nos cœurs et dans nos têtes, non. Mais peut être qu’on l’a oublié, à ce moment là, au cours du mois qui vient de s’écouler aussi, peut-être qu’il manquait à nos vies jusqu’à aujourd’hui, peut-être qu’être à Hawaii éclaire un peu ce qui ne va pas chez nous…

Si, en étant ici, je ne peux pas toujours faire tout ce qui est sur ma liste de choses « à voir, à tester, à découvrir » … je veux au moins donner.

Ça aurait dû, ça devrait toujours, faire partie de nos objectifs.

Et quand on est à l’étranger, avec cinq t-shirts et autant de paires de chaussettes, la plus belle chose qu’on ait à donner, c’est notre comportement. Mais je crois que ça marche aussi quand on a un peu plus de paires de chaussettes…

Depuis notre arrivée, on reçoit plus que de raison. Une abondance dans tous les domaines. Encore plus depuis qu’on est sur Big Island. Et là, tout de suite, je me dis que je ne donne pas assez en retour. Je suis comme un peu radine de ce que j’ai à donner.

Ce que j’ai à donner ?

Des encouragements, des efforts, une oreille attentive, des sourires, un cœur bienveillant, juste un peu d’amour, des services rendus… Et ensuite, éventuellement, parfois, quelque chose de matériel ?

Bien sûr nous travaillons tous les jours, et tous les jours nous donnons ce que l’on a de mieux à offrir dans ce travail. Mais aujourd’hui j’ai envie de donner plus. Ces personnes que je côtoie, le temps d’une conversation, d’une rencontre, ou d’un petit mois, j’ai envie qu’elles soient riches au moins pendant ces instants, riches de ce que j’ai à donner.

J’ai envie d’être, autant que faire se peut, un cadeau, en échange de tous les cadeaux que je reçois. Et il paraît qu’on reçoit toujours plus que ce qu’on donne ?

Oublier un peu ma liste d’exigences, d’envies, de choses à faire, et me contenter de donner dans un maximum d’occasions !

Donner sans arrêt, donner sans avoir peur, donner sans regrets et sans arrière-pensée, ne pas cacher les blessures et ne pas craindre d’être blessé – parce que la vie, ça fait des bosses de toutes façons, qu’on aie peur ou pas.

Oui parce que, pour donner, il ne faut pas que mon cœur soit terré derrière des murailles. Il faut qu’elles tombent, toutes, pour que le reste puisse se déverser. Et pour que je puisse recevoir, aussi.

« Your job is not to find love. Your job — is to find all the walls you’ve built to keep love out » / « Ton objectif n’est pas de trouver l’amour. Ton objectif – c’est de trouver tous les murs que tu as construit et qui empêchent l’amour d’entrer ».

Ann Voskamp.

 

Donner parce qu’encore une fois, c’est ce que mon Dieu a fait pour moi, en tout premier. On fête ça dans quelques mois, vous vous rappelez ?

J’ai envie de donner plus, ici, et de donner plus à notre retour en France. Être à Hawaii éclaire juste à quel point notre peuple Français est … différent. À côté de la plaque ? Un peu peut-être. Souvent.

« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie »

Jean 15 v13

 

Alors, voilà un nouvel exercice quotidien … Qui me rappelle aussi que j’ai suffisamment, et que je peux donc me contenter de donner. Au boulot, maintenant !

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