47CM, ÉPISODE 2 !

Il y a bientôt un an, je vous partageais que j’avais perdu le Nord.

Le temps passe et s’il y a bien une chose de laquelle on ne peut pas se contenter, c’est d’avoir plein de choses dans la tête sans qu’elles descendent dans nos cœurs !

C’est (encore) un article sur le blog d’Ann Voskamp qui m’y a (re)fait penser.

Le jour de notre mariage, Mike a reçu un défi : notre beau-frère lui a demandé de monter à vélo.

Seulement, il y avait une particularité : c’était un vélo inversé.

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Ce que ça signifie ? Tout simplement que sur ce vélo, le guidon, lorsqu’il est tourné à droite, vous fait prendre la direction de la gauche (et vice-versa).

Je me souviens bien de me premiers essais à vélo. Nous avions une petite pente dans la cour qui me permettait de prendre de l’élan sans être poussée, mais j’ai souvent atterri dans la haie ! C’était tellement difficile de ne pas regarder mes pieds, et de tourner le guidon au bon moment ! Je suis sûre que vous avez aussi des souvenirs de vos propres péripéties…

Et puis un jour, on arrête de regarder les pédales, quelque chose se déclenche : on trouve notre équilibre et on roule tout simplement, pour toujours.

On dit d’ailleurs que certaines choses sont « comme le vélo, elles ne s’oublient pas ! » !

Dans son cerveau, Mike savait donc faire du vélo. Et il savait aussi comment fonctionnait le vélo inversé : au lieu de l’habituel « tourner à droite pour aller à droite » et « tourner à gauche pour aller à gauche », c’était simplement le contraire. Lorsqu’il tournerait le guidon à droite, la roue irait à gauche.

C’est extrêmement facile à visualiser et à retenir.

Alors Mike s’est mis en selle, devant les sourires de tous nos invités. Il s’est assis et a donné l’impulsion nécessaire pour démarrer. Et il ne s’est pas passé 10 secondes avant qu’il ne tombe, le gilet plein d’herbe, les invités éclatant de rire, et la mariée espérant qu’il ne se soit rien cassé !

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Imaginez-vous la scène : un adulte enfourchant avec confiance son vélo et tombant au bout de quelques secondes ! Une bonne rigolade pour tout le monde, et une belle preuve que le cerveau, bien que connaissant toutes les informations, n’était pas capable de les faire comprendre entièrement à l’ensemble du corps.

Nous avons tous déjà expérimenté la difficulté de mettre en pratique ce que nous savons.

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Combien de fois m’arrive-t-il d’être confrontée au fait de tout bien savoir sans arriver à mettre en pratique ?!

C’est le cas pour gérer les comportements pas vraiment socialement acceptables des enfants de ma classe (du genre, se mettre à aboyer pendant le temps calme, jeter des kaplas sur les autres élèves pendant les activités ou courir à travers la classe pendant nos matinées Montessori …). Je sais que s’ils agissent ainsi, c’est qu’ils ont besoin de l’attention que je peux leur donner. Mais combien de fois c’est l’irritation, la colère, ou l’impatience qui prennent le dessus et qui me font agir … (sans améliorer la situation, en plus ! )

Alors que quand mon cerveau arrive à transmettre à tout mon corps ce que je sais sur la posture à adopter dans ces moments là, quand je prends l’enfant à part pour discuter de ce qu’il ressent, quand je l’envoie se calmer en attendant d’être prêt à respecter les règles, quand je propose un câlin pour prendre le temps de se recentrer … Tout va tellement mieux pour tout le monde.

IMG_9925.jpgEt finalement, avec Dieu, c’est la même chose. Tellement de gens croient en son existence ! Combien de gens gardent Dieu dans leur tête et repoussent ainsi dans un coin la possibilité de le connaître de tout leur être. Ou combien se contente de se laisser aller dans leur zone de confort de « croyant de base » en passant à côté des richesses qui sont prévues pour eux.

Intellectuellement, ils croient en Dieu, mais ils n’expérimentent pas entièrement sa présence ou sa bonté dans leur vie.

Se contenter de croire en Dieu, c’est se contenter de moins de Jésus – et un Jésus confiné dans la tête, ce n’est pas du tout le vrai Jésus !

Ce n’est pas que chez vous ou chez moi que ça arrive. Cette dissonance est présente dans la vie de tous ceux qui croient.

Paul, un des auteurs de la bible, écris-même : « je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas ». La preuve que tous les humains ont le même problème depuis des siècles ! 

C’est une brèche dans notre intégrité, parfois c’est même de l’hypocrisie. Ça arrive quand nos cerveaux et nos cœurs ne sont pas alignés. Et comme pour arriver à faire du vélo (inversé ou pas), ça demande de la pratique.

C’est amener nos pensées captives à Jésus – ou se recentrer.

On prend ce qui nous passe par la tête, on remarque que c’est là, on l’accepte, et on le place pour que ça s’aligne avec la Vérité que nous connaissons à travers la bible.

Je prends ma colère envers l’élève qui ne respecte pas la règle, je l’accepte, et je la fait coïncider avec ce que je sais être bon pour nous tous.

On se prêche à soi-même, quoi !

On se répète ce qui est vrai. Ce qu’on sait.

On s’entraîne sur pour que ces 47cm soient parcourus de plus en plus rapidement.

On se laisse transformer pour progresser et ressembler de plus en plus à Jésus.

On part de ce que nous savons intellectuellement pour arriver à comprendre la vérité dans tout notre être !

47 cm de pratique quotidienne, donc …

Et un sacré pain sur la planche !

5 réponses sur « 47CM, ÉPISODE 2 ! »

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