CINQ ESSENTIELS (RE)APPRIS EN 2018

Moi qui déteste ce genre d’articles qui prétend vous livrer des solutions en tant et tant de points … Eh bien voilà mon premier !

Je vous parlais ici de mon petit bilan de 2018, et il est temps de m’y étendre un peu plus en détail – parce que nous sommes encore en Janvier, et que jusqu’à la fin du mois, j’estime qu’on peut continuer à faire des bilans 😀

2018 a été l’occasion d’apprendre mieux à me connaître et surtout de faire face sans détourner les yeux à tout ce qui ne va pas chez moi. Je vous livre ici les 5 leçons essentielles que j’ai tiré de cette confrontation et dont je veux vraiiiiiment me souvenir pour cette nouvelle année.

1. Humain des deux côtés.

Comme chacun d’entre nous, mon cerveau est rempli au quotidien de pensées, de vécu, d’expériences… et de projections. Ce que je suis influence la façon donc je découvre les autres, et c’est inévitable. Mais 2018 m’a rappelé que dans toutes les situations – et surtout celles d’incompréhensions, de colères et de frustration dans mes relations – il y a (au moins) un second côté. Celui de la personne qui me blesse, me frustre, me met en colère. Celui que je ne vois pas parce que je suis pleine de mes propres émotions et ressentis. Alors quand je sens que ces émotions montent, et qu’elles commencent à déformer ma réalité, je me force à lever les yeux de mon nombril pour me mettre à la place de l’Autre. Qu’est-ce qui l’amène à dire, agir, écrire de cette façon ? Qu’est-ce qu’il vit de son côté ? Est-ce que je prends en compte la mauvaise journée, la fatigue, la maladie, l’inquiétude, la colère qui déforme sa réalité à lui ? Est-ce que je peux au moins essayer de le faire pour mieux y répondre ?

Je n’y arrive pas toujours : parfois les émotions font disjoncter mon cerveau et je n’arrive pas à m’en décentrer tout de suite. Mais toutes les fois où j’ai fait cet effort, la démarche a porté ses fruits.

2. Ses bontés se renouvellent chaque matin.

Vous l’aurez compris au fil de vos lectures, je suis un humain d’échéances. J’aime aller de l’avant, j’aime me projeter, j’aime savoir où je vais et atteindre des objectifs.

En 2018, Mike et moi avons espéré – et enduré -pendant 8 mois la préparation d’un concours. Nous nous sommes projetés, nous avons prié, Mike a travaillé d’arrache-pied, les portes se sont ouvertes les unes après les autres … Et pourtant il n’a pas obtenu cet examen.

Après cette réponse négative, je me suis battue comme une forcenée pour me convaincre de la bonté de Dieu, pour vivre les 46cm (cligne cligne). Je SAIS que Dieu est bon. Et pourtant j’ai du le rabâcher à mon âme. J’ai dû me contenter de le savoir, de le prier, même quand j’avais l’impression que ce n’était pas valable pour ma vie. C’était à la fois difficile… et magnifique. Et j’ai expérimenté que Dieu me donne la force pour chaque jour, l’un après l’autre. Pour lui, un jour est comme mille ans, et il ne donne pas en avance pour que nous accumulions – la patience, l’amour, la force : il renouvelle chaque matin. Alors depuis le 1er Janvier, je prie pour qu’il me donne ce qu’il me faut, juste pour la journée. Et je lui demanderai la suite le lendemain !

3. Sans aucun doute.

La bible raconte dans le livre de Matthieu l’histoire de Pierre qui marche sur l’eau. En fait, Jésus rejoint ses disciples au milieu de la nuit en marchant sur l’eau – normal – et pour être sûr que c’est bien lui, Pierre lui dit « si c’est vraiment toi, ordonne que j’aille vers toi sur les eaux ». Jésus lui répond de venir. Et peut-être que vous connaissez la suite : il commence à marcher –normal-, et puis il regarde autour, sent le vent tellement fort, et il commence à s’enfoncer dans l’eau.

Je m’identifie tellement à Pierre dans cette histoire … J’ai vraiment envie de voir des miracles se produire dans ma vie, d’être en compagnie de Jésus, mais je laisse le doute s’insinuer dans mes pensées, mon âme, mon cœur. Je sens le vent qui souffle tellement fort, je regarde autour, et au moment où je ne regarde plus vers Jésus, je commence à m’enfoncer. Si 2018 m’a appris à demander la force pour chaque nouvelle journée, elle m’a aussi montré les failles dans lesquelles le doute s’infiltre. Alors en 2019, je veux botter les fesses du doute, me contenter de fixer mon regard au bon endroit, et voir jusqu’où Jésus veut m’emmener en toute certitude.

4. Tout est à refaire.

Peu de choses sont acquises pour toujours dans nos quotidiens. Il faut sans cesse travailler : à nos relations, pour survivre, pour vivre ce dont on rêve, pour devenir qui nous sommes… Il faut sans arrêt se recentrer, l’apprentissage est tellement long ! Je suis souvent déçue de retomber dans les mêmes ornières : de galérer à communiquer sur mes émotions, de me laisser envahir par la peur, de voir les objets se multiplier dans ma maison, de baver sur Vinted ou Pinterest, de parler trop vite …

Cette sensation de sans-cesse se faire avoir par les même choses a tendance à me rendre dingue ! Mais je crois que l’année passée m’a appris à accepter que tout est régulièrement à refaire, et que mon humanité demande beaucoup de travail. Et c’est ok comme ça. Ça ne veut pas dire que j’abandonne l’idée de m’améliorer, ni que j’accepte mes défauts comme une fatalité, ça veut juste dire que j’accepte de tomber encore, … mais de moins en moins, jusqu’à ne plus tomber du tout.

Un enfant tombe en moyenne 2000 fois avant de pouvoir marcher. Alors je vais me contenter de me relever, jusqu’à ce que tout mon être ait appris, et puis, on passera à la prochaine étape !

5. Il y a plus.

Bien, bien plus. Ces 4 mots ont eu beaucoup d’échos dans ma fin d’année. Depuis la rentrée de Septembre, tout passe si vite ! Incroyablement vite. Et dans le tourbillon de mes semaines, j’oublie parfois de regarder l’horizon. Pourtant, il est une des facettes de « il y a plus ».

Ce qui est chouette, avec l’horizon, c’est qu’il est toujours là. Vous aurez beau marcher vers lui, vous ne l’atteindrez jamais. Et c’est comme ça que je veux me représenter ma vie. Certes, le présent est là avec son lot de joies et de peines. Mais il y a tellement plus ! Le présent est une petite pièce d’un puzzle immense, mais Dieu a prévu encore tant de choses pour nous ! Et même dans les moments sombres, lorsque nous sommes au fond de la vallée et que le soleil a disparu derrière les montagnes… L’horizon est toujours là. Il n’est pas toujours exactement comme on aimerait le voir … Mais il. Est là !

Je meurs d’impatience de voir ce que 2019 nous réserve. Et à plus forte raison, je meurs d’impatience de voir ce que Dieu fera, pas seulement cette année, mais dans toute l’éternité qui s’étend devant moi.

Cinq essentiels, un pour chaque doigt de la main, une main que j’ai toujours avec moi … et qui va m’aider à ancrer tout ça dans ma tête et à le faire résonner dans mon cœur !

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s